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Article dans Diversions

En tant que fondateur du Festiv’Art Photo j’ai été interviewé par le journal local Diversions. Vous pouvez d’ailleurs consulter l’interview dans la version numérique du journal :

2015-05 Diversions interview

Ou directement ci-dessous pour la version légèrement plus complète de mes réponses :

Qui est à l’origine de l’événement ? Comment se sont réparties les tâches entre les trois photographes ?

Cette idée de festival me trotte dans la tête depuis plusieurs années mais sans aucune action concrète. Et un beau jour j’ai décidé d’ouvrir une porte, et puis tout s’ est enchaîné. Mais ce genre de projet ne peut pas se faire tout seul, confronter ses idées, s’en faire proposer de nouvelles, ne pas aller trop loin, prendre les bonnes décisions… Se faire épauler c’est important, c’est pour ça que je me suis entouré d’amis photographes, mais pas seulement car ma conjointe a également intégré l’association.

Combien de candidatures avez-vous reçues à peu près et quels ont été les critères de sélection ?

Nous n’avons pas eu une année entière pour préparer cette première édition, la première sélection s’est donc effectuée parmi nos connaissances proches afin d’assurer un certain nombre d’exposants. Ce n’est que dans un second temps que nous avons fait un appel à candidatures, afin de s’ouvrir et de donner la chance à tout le monde d’exposer. Nous avons donc eu 7 candidatures dont 4 ont été retenues. Le critère principal de sélection était l’originalité, mais nous cherchions également à varier un maximum les thèmes présentés. Nous ne voulons pas nous enfermer dans un type de photographies ou un autre. C’est un art tellement diversifié que nous pouvons toucher un maximum de personnes, et pas seulement les passionnés de photo nature ou de noir et blanc. Mais ceux là aussi trouveront leur compte.

D’où viennent principalement les photographes exposés ?

De la région Franche-Comté pour la quasi totalité, Aire Urbaine, Besançon, Haute-Saône. Mais aussi le Sud de la France avec un photographe d’Aix-en-Provence et la Suisse.
Il y aura également Renaud Ruhlmann qui a longtemps travaillé comme photographe dans la région et qui revient d’une année passée au Guatemala, présenter au Festiv’Art Photo pour la première fois en France un nouveau produit de révélation photo 100% naturel de sa création.

L’exposition est volontairement multi-thèmes. Allez-vous tout de même ménager des dialogues entre certains photographes en ce qui concerne la scénographie ?

Plus ou moins. Nous occuperons 250 m2 sur 3 salles, l’une d’elles regroupera les photos de paysages, une autre accueillera les membres du collectif des Tontons Shooteurs qui ont des styles différents, nature, animalière, urbex… et la salle principale sera la plus hétéroclite. Donc pas de vraie scénographie imaginée pour cette première édition. Nous verrons dans l’avenir comment le festival évoluera pour se pencher un peu plus sur la question.

Comment s’est fait le choix du lieu ?

Je vis à Exincourt, il me semblait naturel que je commence mes recherches par là. J’ai été reçu par M. Stimpfling, l’adjoint chargé à la culture, et il a été enchanté par ce projet et m’a fait confiance pour cette première année test. Nous souhaitons donc que ce festival soit une réussite pour honorer cette confiance et pouvoir envisager la seconde édition.

Parmi les partenaires, on trouve Photographes pour la vie. Seront-ils présents lors de l’exposition ?

Joëlle Verbrugge et André Lamerant, les fondateurs de cette association caritative au bénéfice de la ligue contre le cancer, ne pourront malheureusement pas être présents. Ils habitent respectivement près de Bayonne et Roubaix et cherchent d’ailleurs des sponsors pour financer leurs déplacements et ainsi pouvoir être présents dans la plupart des festivals photo. Étant moi-même photographe donateur, je souhaitais mettre en avant cette association pendant le Festiv’Art Photo qui allie photographie d’art et bonne action caritative. Je serais donc leur représentant local et un stand sera donc monté pour présenter Photographe Pour La Vie.

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Interview François DUFFAIT (Besançon)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

À la création de mon entreprise TriDiM en 2009, j’ai acheté mon premier appareil reflex pour concevoir des graphismes originaux et présenter des visites virtuelles de lieux définis. De fil en aiguille, j’ai pu travailler sur différents projets culturels notamment dans le domaine musical. J’ai assisté à de nombreux concerts et festivals desquels sont ressortis quelques clichés que j’ai voulu présenter, mais je me suis également intéressé au travail sur l’espace et l’architecture.
Aujourd’hui je me concentre sur les techniques argentiques ; j’ai redécouvert d’anciens appareils en chinant que j’ai voulu remettre en état et tester. Désormais j’aime utiliser divers polaroids de différentes époques et m’essayer au travail argentique ; j’apprends à maîtriser de façon autonome les contrastes et les techniques de développement en labo photo.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Cela fait maintenant 4 ans que j’expose mon travail dans des bars et restaurants à Besançon. L’année dernière j’ai été invité à Innsbrück en Autriche pour présenter quelques clichés de concert.
L’exposition que je présente à Exincourt a aussi été visible à Besançon durant 2 ans et est maintenant prête à être déplacée en dehors de la ville.

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Cela me fait très plaisir d’être invité sur cet évènement, qui de plus se déroule en Franche-Comté. J’ai hâte de retrouver des collègues avec qui je partage la même passion et surtout de présenter mon travail parmi celui de photographes que j’estime et trouve talentueux. C’est la première fois que j’assiste à cette formule d’exposition réunissant uniquement des photographes, ce qui laisse présager de bons échanges sur le sujet en perspective.

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

La rencontre avec le public et leur avis sur mon travail, le ressenti qu’ils exprimeront ou non face aux clichés présentés, mais aussi la rencontre avec d’autres photographes, découvrir leurs travaux et surtout passer un bon moment d’échanges et de partage durant ces 3 jours.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

La série que je présenterai s’intitule « Vertiges Photo-Graphiques ». Je ne vous en dévoilerai pas trop car rien ne vaut mieux que de voir les clichés pour comprendre ce titre. Je peux juste vous dire qu’il s’agit d’un travail sur l’espace mélangeant photographie et infographie.

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Interview Samuel COULON (Belfort)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

J’ai touché un peu à la photographie étant gamin avec les célèbres appareils jetables des vacances. Mais j’ai vraiment pris les choses en main en 2009. Chroniqueur métal pour un webzine français de musique (French Metal que je salue au passage) j’ai pris un appareil prêté par mon père pour un concert (Black Bomb A) et ensuite j’ai enchaîné les concerts et les dates, Herb’en Zik, Eurockéennes, la Poudrière de Belfort, le FIMU… de dates en dates, de concerts en concerts, de rencontres en rencontres de groupes en groupes j’ai fait une paire de photographies sur des petits événements (carnaval, petites manifestations de syndicats…) et j’ai rencontré deux personnes : Jérôme Karasz et Daniel Nowak qui bossaient tous les deux pour L’Est Républicain, et qui en moins d’un mois m’ont recommandé au chef d’agence de l’époque à Montbéliard. J’ai donc, présenté un peu mon boulot, suivi le photographe titulaire sur une journée et j’ai été mis dans le grand bain en 2011. Depuis je travaille régulièrement pour l’Est Républicain en CDD ou pigiste que cela soit en photographie, sport, ou d’information locale pour les agences de Montbéliard, Besançon, Pontarlier et Gray/Vesoul.
J’ai ensuite eu l’opportunité de réaliser des commandes pour Pays de Montbéliard Agglomération (PMA), Ma Scène Nationale et d’autres supports avec entre autre une publication via l’agence Dalle dans le magazine Rock & Folk en musique. C’est depuis 2013 mon travail à plein temps avec des hauts et des bas en terme d’activité. Des commandes intéressantes, des échanges mais également des photos pour moi et un peu d’initiation à la photographie argentique, et le développement mais je reste encore assez frileux la dessus car je n’ai pas encore assez confiance en mes capacités je pense… La photographie est un cheminement et des étapes… Cela viendra.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Oui j’ai fais deux années (2013 et 2014) le salon de la photographie à Arbouans avec en 2013 un prix du public avec des photographies (déjà) de concerts et d’artistes, mais également à la médiathèque de Mandeure, aux Thés de Bernie à Belfort (où j’expose de nouveau en 2015), à Besançon , à Grand-Charmont… sur des expositions différentes en thématiques : les concerts et la solitude en noir et blanc uniquement. Le Festiv’Art Photo sera l’occasion de présenter des photographies couleurs.

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Une appréhension comme avant chaque exposition : que va susciter ce que l’on présente au public ? Des rencontres, autant du public que des photographes même si avec certains nous nous connaissons très bien et même au delà, c’est toujours un plaisir de passer un bon week-end photographique.

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Je ne sais pas si j’ai beaucoup d’attentes. Peut-être de partager, échanger avec le public et les autres photographes, comprendre des visions et des images, voir, apprendre sur les deux ateliers qui seront présentés par Daniel Nowak et Renaud Ruhlmann, un peu de vente peut-être il ne faut pas faire la fine bouche, et que cela soit un sujet tabou, même si je m’en doute, ce n’est pas simple de vendre ce que je propose… Pour le reste ça sera du bonus.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

La série se décomposera en deux séries. Mais un dénominateur commun. J’ai toujours fait principalement du concert donc deux séries de photos de concerts : en couleurs et en noir et blanc. Le concert c’est le moment d’un échange, que cela soit entre le public et l’artiste que ce soit l’artiste et les musiciens, que cela soit entre même le photographe (témoin privilégié) et l’artiste… des expressions et des échanges… le visage et les émotions quelles qu’elles soient, c’est souvent ce que je veux transmettre à travers une photographie, mais, le regard reste l’axe le plus important… Il faut également qu’une photographie puisse susciter quelque chose mais que cette chose soit libre de la part de la personne qui l’a ressentie… pas qu’elle soit imposée, alors, peut-être que cette série sera plus à voir qu’à décrire. Venez donc !

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Interview Vincent GAGNIEUX (Besançon)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

Il y a environ 5 ans j’ai découvert par hasard le travail d’un photographe qui revenait du Japon et qui présentait quelques unes de ses photos sur une galerie web. J’ai immédiatement été subjugué par le pouvoir d’évocation de ses photos et sa capacité à raconter une histoire avec un « simple cliché ». C’est ce qui a déclenché chez moi l’envie de découvrir la photographie plus en profondeur et de me procurer mon premier reflex numérique. Suite à quoi j’ai arpenté bon nombre de forums dans lesquels j’ai obtenu les conseils et critiques qui m’ont permis d’avancer mais aussi de découvrir diverses approches et sensibilités.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Non, c’est la première fois que mes photos vont s’extirper du web et pouvoir réellement s’exprimer sur papier !

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

C’est assez grisant, on apporte quelque part sa contribution à la création de quelque chose de nouveau, et ces 3 jours participeront à faire émerger l’aura et l’identité de ce festival. Ce sera sans aucun doute un moment particulier, qui donnera le ton aux éditions suivantes. D’un point de vue personnel c’est une première tout court, donc il y a aussi une pointe d’appréhension, d’autant que le plateau de photographes présents semble de grande qualité.

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Étant donné qu’elles ne sont jamais sorties d’un écran, je suis très curieux de voir comment mes photos seront accueillies dans ce contexte inédit. Quelles que soient les réactions cette exposition va leur donner un sens et c’est là que se trouve ma principale attente.
Après ces trois jours seront également l’occasion d’échanger avec un public, de rencontrer d’autres photographes et pourquoi pas d’envisager d’autres projets photographiques.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Difficile de parler des photos que je vais exposer comme d’une série. Les images que je vais présenter ne seront pas nécessairement liées par une thématique. La plupart ont été prises dans un environnement urbain, mais si je devais en dégager un fil conducteur, ce serait ce rapport à la nostalgie, l’oubli et l’imaginaire que l’on retrouve régulièrement. Je suis particulièrement sensible aux ambiances et j’attache davantage d’importance à ce qu’évoque une photo qu’à ce qu’elle montre.

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Interview Claude NICOLETTI (Exincourt)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

La photographie m’a toujours attirée, j’ai toujours pris des photos comme tout le monde (familles, vacances…), mais depuis une dizaine d’années, c’est devenu une passion et un réel plaisir de fixer les moments d’émotion vécus à travers l’objectif de mon appareil lors de mes différentes promenades, et surtout de les présenter au public.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Depuis 5 à 6 ans j’expose certains de mes clichés lors de différentes expositions régionales (Vieux-Charmont, Valentigney, Mathay, Remiremont…), c’est toujours un réel plaisir de voir ses photographies hors de leur contexte habituel…

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Un plaisir immense de participer à cette première édition de Festiv’Art Photo, plusieurs raisons me motivent, outre le fait qu’Exincourt est mon village, surtout la diversité des exposants de cette manifestation laisse présager une exposition de grande qualité.

En tant qu’exposant, qu’elles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Le partage, avec les autres photographes présents et visiteurs, mais plus encore le public, qui a toujours les bonnes questions et les réflexions les plus pertinentes…

Et pour finir peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Ces dernières années, j’ai beaucoup photographié la campagne Franc-Comtoise, donc je présenterai lors de ce festival plusieurs mini séries de 3 images qui ne nous dépayseront pas de notre belle région, ainsi qu’une série sur le « JAZZ » prises lors d’une Master Class, car pour moi cette musique peut être douce, violente à la fois et appelle à la mélancolie, cette mélancolie que l’on peut aussi retrouver dans la photographie…

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Interview Jef FERNANDEZ (Lure)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

J’ai commencé la photo au siècle dernier, avec l’appareil photo familial un Kodak Instamatic (avec les cartouches), j’avais 14 ans, une sortie à Paris. Déjà adolescent j’avais choisi de prendre en photo à la gare Saint Lazare le prototype du TGV, qui est aujourd’hui à Belfort le long de l’A36, le Centre Beaubourg qui venait d’ouvrir – Renzo Piano son architecte que j’ai pu rencontrer à Ronchamp depuis – et enfin une bouche de métro Art Déco Emile Guimard. Je pense que ces trois photos préfiguraient déjà mon intérêt pour la photo.
17 ans, premier job d’été, premier salaire, premier réflex, un Fuji AX3 (que j’ai toujours). J’ai donc eu la chance de découvrir la photo à l’époque de l’argentique, j’ai développé mes films noir & blanc Ilford et fait mes tirages en labo. Il y a moins de 10 ans je suis passé au numérique. Internet m’a permis de montrer mes photos qui restaient jusqu’à présent pour moi. Je me qualifie de «zéro humain», je m’intéresse à tout ce que ce que délaisse l’être humain : friches industrielles, habitations, trains, bus, voitures, navires… mon rêve aller aux États-Unis dans un cimetière d’avions. Je n’ai pas une approche nostalgique, mais j’essaie de montrer la trace ou l’empreinte de l’homme sans sa présence. Là où le grand public détourne le regard face à un lieu abandonné, a tendance à vouloir le voir disparaître car disgracieux à ses yeux, moi j’y trouve une certaine poésie. Quelque part j’estime contribuer à la mémoire du patrimoine industriel avant destruction.
Je suis revenu à l’argentique, avec des vieux coucous achetés en brochante, avec mes anciens reflex, ou depuis deux ans au moyen format (Mamiya M6), prochain rêve me mettre à la chambre.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Ma première véritable exposition c’était à l’Art Dans La Rue à Luxeuil il y 3 ans. Cela a été pour moi la première occasion de discuter avec des personnes qui venaient voir mes photos. Ça a été presque un choc de constater que des personnes aimaient mon travail. À coté de mon stand il y avait un autre photographe, Jean-Charles Ouvrard. Il m’a présenté deux potes photographes, quelques semaines plus tard nous avons créé le collectif « Les Tontons Shooters »

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Je suis un grand timide et pudique, ce sont les potes des Tontons Shooters qui me « poussent » à exposer. C’est par le collectif lors d’une exposition à Arbouans que j’ai rencontré d’autres photographes qui depuis sont devenus les organisateurs de ce nouveau festival. J’avoue que je suis plus à l’aise dans un festival organisé par des potes. Pour avoir eu par le passé des responsabilités associatives je sais quel investissement représente une telle organisation, notamment une première. C’est un plaisir d’essuyer les plâtres.

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Personnellement exposer c’est toujours le plaisir de partager mon travail, je suis photographe et non pas commercial, je suis incapable de vendre, je n’attends donc aucune retombée financière. J’attends en revanche des échanges riches, avec d’autres photographes et avec le public.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Ma série s’intitule « RN19, Traces… » Cette route de Paris qui part de la frontière Suisse à Delle pour rejoindre la capitale était au siècle dernier le seul axe pour se rendre à Paris. Le poumon économique transitait par cette route, camions, voitures particulières. Sur le bord des routes, avant l’arrivée des hyper-marchés, il y avait multitude de stations service pour faire le plein, des petits garages ou l’on pouvait s’arrêter pour refaire les niveaux, des auberges, des restaurants, des boulangeries, c’était notre nationale 7 à nous…
Aujourd’hui les voitures traversent les villages sans s’arrêter, on fait près de 1.000 km avec le plein, les Fast Food nourrissent les voyageurs, et les zones commerciales ont aspiré cette clientèle de passage. Il reste dans nos villages encore quelques traces de cette époque glorieuse, cette série en montre un petit échantillon. J’ai réalisé cette série au moyen format (6×6), et au 24×36, les négatifs ont été scannés avant tirage sur Dibond ou papier photo (encadré).
Comme dans la majorité de mon travail photographique je m’impose des règles, le même type de cadrage (parallèle au sujet), un cadrage centré sans chercher à sortir de ma photo des câbles électriques ou panneaux de signalisation. Juste la vue exacte de ce qu’il y a sur le bord des routes. Ma série commence à la rose des vents, entrée de la Haute-Saône en venant de Haute-Marne.
Je propose également une deuxième série « les Petits Gris », ces trains de banlieue réformés depuis janvier 2013. Ces trains ont été construits à partir des années 50 dans les usines Carelle et Foucher de Gaillon (dans l’Eure) où j’ai habité. Ces trains en acier inoxydable sont symptomatiques d’une époque d’après guerre (les 30 glorieuses), pendant plus d’un quart de siècle ces trains ont transporté des banlieusards. Il y a en France plusieurs site de stockage de ces rames réformées, dont un à Vesoul. Je suis le seul photographe à avoir demandé officiellement à la SNCF l’autorisation d’aller sur le site pour prendre des photos (pour raison de sécurité il faut traverser la ligne Belfort-Paris), j’en ai fait profiter les Tontons Shooters.

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Interview Clément VERDET (Aix-en-Provence)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

J’ai le souvenir de ma première photo travaillée quand je faisais une randonnée en famille. J’étais alors jeune adolescent, probablement autour de 12 ans. Cependant je me suis réellement lancé dans une démarche orientée photo, à savoir sortir pour prendre des photos et non prendre des photos en sortant, beaucoup plus tard, vers 2007, avec en ligne de mire un voyage photo en Islande. Je pense que ça a été une réussite, à vous d’en juger avec quelques photos de ce voyage exposées ici.
Aujourd’hui la photo est un excellent élément de motivation pour partir à la découverte de mon propre pays, la Provence, dans toutes les conditions. Là je dois dire que le travail est toujours en cours, je défriche depuis 4 ans une région exceptionnellement riche, à la recherche des sentiments qu’elle m’inspire.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Non, le Festiv’Art Photo représente ma première exposition. J’ai d’ailleurs demandé à Raphaël de me compter dans les exposants pour me forcer à enfin tirer mes photos sur papier, ce pour quoi elles sont faites.
Maintenant que j’ai mis le pied à l’étrier, les retours du public me pousseront peut-être à renouveler l’expérience !

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Ça fait beaucoup de premières… J’espère que cela deviendra un vrai succès, comme ça je pourrai mettre dans mon CV : j’y étais ! 😉
Plus sérieusement, pour avoir déjà organisé des événements dans le cadre d’activités bénévoles, je ne peux que saluer le travail réalisé. Si le Festiv’Art Photo est un succès, je souhaite bonne route à Raphaël pour les suivants !

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Mon attente est simple : découvrir les réactions du public face à mes images, pour savoir si les émotions que j’ai tâché de capturer en image sont transmises à ceux qui les regardent sans savoir comment elles ont été prises. Si une seule de mes images touche une personne, alors ce sera déjà une belle petite victoire.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Ma série s’articule autour de deux sujets.
Le premier est un aperçu – je n’ose pas qualifier cela autrement – de ce que je m’attelle à construire sur la Provence. Cela ne représente que trop peu d’images à mon goût mais il faut un début à tout, alors le voici.
Le deuxième est celui pour lequel j’ai été le plus prolifique, à savoir l’Islande et mon voyage de 2010. J’y suis retourné en 2013 mais je n’en ai à ce jour sorti qu’une seule image exposée aujourd’hui.
À l’heure où je réponds à ces questions je ne sais pas encore si j’aurai choisi une ou deux autres de mes images pour les exposer.

Campement à l'aube

Interview Renaud RUHLMANN (Antigua et San Marcos La Laguna – Guatemala)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

Je dirais que j’ai vraiment commencé la photographie en 2007 à Belfort, Franche-Comté, j’y suis venu un peu par hasard à vrai dire, l’aventure a vraiment débuté par les besoins en communication du groupe de musique dans lequel je tenais la guitare à l’époque «Experimental Karma System» , j’en faisais la promotion visuelle et le démarchage de concerts depuis le début (2005) jusqu’au moment de notre fusion avec « les travailleurs de l’ombre » (2009) ou j’ai pris les premières photos de promo dans le jardin des parents du batteur, héhé, avec un Canon 350D sur trépied avec retardateur et ce fut un peu comme « mon déclic » de ce qu’allait être mon envie de me spécialiser dans la photographie de musique car au même moment, avec l’explosion des réseaux sociaux comme Myspace ou le naissant Facebook, nous étions nombreux dans le coin à vouloir nous « afficher sur internet » avec des supports photos ou vidéos pour dynamiser nos pages de promotion musicale. Le début de l’ère de la mise en réseaux numérique et de sa libre promotion/communication par ses (détr)acteurs.
Je profite un peu de ce temps de parole (et encore j’aurais pu faire encore plus long mais je suis à présent un expatrié, la nostalgie de la cancoillotte vous comprenez…) pour parler un peu des franc–comtois, puisque j’ai eu la chance et le plaisir de pouvoir partager ces débuts en photographie ici avec bon nombre d’acteurs locaux qui m’ont fait confiance, du 100% cru franc-comtois comme 65 mines Street, Blue Job, Go Butterfly, Madjive, Pih Pot (pour ne citer qu’eux… bisous), ce qui m’a permis de collaborer rapidement ensuite à partir de 2008 avec des groupes d’envergure nationale comme Ez3kiel (le band qui m’a vraiment permis de progresser efficacement car j’ai pu les suivre sur différentes tournées) ou nos lieux de pèlerinage sacré que sont la Poudrière, l’Atelier des moles, le Catering café, le Moloco, le Noumatrouff, la Rodia, nos chers Eurockéennes de Belfort, son petit frère Generiq et son cousin poilu Impetus ou feu les Lez’arts Scéniques à Sélestat (je remercie au passage grandement toutes les personnes des structures citées pour nos échanges de longues dates, merci à vous de m’avoir permis d’avoir eu de si belles conditions pour démarrer).
Depuis 2008, je pratique donc la photographie en tant que photographe professionnel indépendant et je me suis spécialisé dans les domaines de la musique (ah bon ?), de l’architecture et du street-art, trainant mon canon 5D mark II un peu partout en Europe pour les besoins de mes divers clients (institutionnels, collectivités, associations, agence
de booking…)
Depuis 2012, avec le collectif de photographes « les frères Lumière», je suis revenu à la photographie argentique, n’utilisant plus que des appareils de références comme Hasselblad, Contax ou Leica et principalement des objectifs Carl Zeiss et des films Kodak.
2014 a marqué encore un autre tournant dans mon développement professionnel, en installant mon laboratoire de photographie argentique en terre Maya au Guatemala et en travaillant sur le projet d’un produit organique alternatif à base de café, le GUATENOL, pour développer les films et imprimer les photographies en noir et blanc.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

J’expose fréquemment depuis 2008 dans différents lieux culturels en France principalement.
J’ai eu l’opportunité, avec mes activités d’électron libre et d’activiste culturel, en Franche-Comté et plus tard en Languedoc-Roussillon, ma terre natale, d’organiser des événements culturels et artistiques auxquels j’ai pris part intimement et d’exposer mes œuvres dans ceux-ci, collaborant ainsi au développement d’événements publics comme la « JAPY FACTORY » à Beaucourt, « Le Design s’expose » à Perpignan ou encore aux événements des « frères Lumière » à Lyon et à Perpignan et à présent, en Amérique Latine, comme cette année au Guatemala dont Guatemala City, est capitale de la culture iberico-américaine. Pour exemple, la première exposition présentant le GUATENOL fut en février dernier, dans la série intitulé « street (he)art » et dans le cadre des événements officiels de capitale de la culture. J’ai eu aussi le plaisir d’exposer dans la belle ville d’Antigua Guatemala en janvier en proposant une série de Little planet dédié aux lieux célèbres de cette ville.
Quelques belles surprises restent à venir encore pour cette année puisque le GUATENOL se voit fortement solliciter pour des événements dans différents pays les prochains mois.

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

C’est toujours une grande joie que de participer à un événement, échanger avec le public sur la photographie, revoir des collègues de longues dates ou rencontrer de nouvelles têtes, c’est d’autant plus enthousiasmant quand c’est la première édition d’un nouveau né, qui plus est, franc-comtois !
Pour ma part, je dois être le plus joyeux de tous, puisque cela fait des mois que je ne suis pas rentré en France pour exposer mes travaux et je suis très content de le faire en Franche-Comté au Festiv’art Photo avec des collègues qui me sont très cher comme Samuel Coulon et Daniel Nowak.

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Que les gens viennent nombreux voir les différentes expositions des exposants qui seront présents sur cette première édition et qu’ils nous posent plein de questions avec le sourire, et s’ils achètent des photographies, cela serait génial, j’espère qu’on aura le soleil aussi.
Un festival comme celui ci est aussi l’opportunité pour le public d’acheter de nos travaux photographiques et de repartir avec une belle œuvre d’art à la maison.
En tant que professionnel, ce genre d’événement nous permet de montrer des œuvres de qualité, souvent en tirage limitée ou unique, cela nous permet aussi de sensibiliser le public à la fragilité de notre métier au quotidien et l’importance de garder un œil sur le passé quand on propose comme je le fais des photographies argentiques. À l’ancienne papa !
J’espère aussi que les ateliers que nous allons proposer avec Daniel Nowak sur la photographie archaïque avec le sténopé et le produit GUATENOL, permettra d’éveiller de nouvelles envies de photographies… toujours a l’ancienne.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

L’espace qui me sera accordé contiendra deux expositions.
La première mettra en avant le produit organique « GUATENOL » avec une série de tirages/tests fait au Guatemala dans mon laboratoire photo durant le processus de développement du produit.
Elle permettra de voir concrètement l’évolution de celui-ci et les différentes textures qu’il est possible d’avoir à présent que le produit est fini et bien sur, voir le produit (et son beau café des terres Maya et découvrir le moringa, cet arbre appelé « arbre de vie ») et la possibilité de l’acheter sur place, en exclusivité mondiale, oui rien que ca !
La deuxième exposition sera uniquement composée de tirages argentique noir et blanc, issus de mes reportages en amérique latine, au Mexique et au Guatemala, permettant de montrer différents aspects de la vie en terre Maya, dans ce tiers-monde qui vit avec trois mondes bien distincts sur le meme territoire (le monde maya, le monde catholique et le monde capitaliste). Je vous propose un incroyable voyage en terre sacrée, qui ne cachera pas forcément que des trésors puisque Coca-cola et cie sont très bien implantés et ils bouleversent les habitudes ancestrales de ces habitants de façon étonnante…

Interview Aurélie PEIGNIER (Belfort)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

J’ai toujours été passionnée par la photographie mais c’est à la suite d’une blessure qui m’a éloigné des terrains de rugby que je me suis davantage investie dans la photo. Cela fait un peu plus de 5 ans que j’ai une pratique intensive et je dirais même quasi quotidienne (prise de vue et/ou post traitement). La photo est pour moi un moment de partage, de découverte et de rencontre. C’est aussi un moyen de développer ma créativité au travers de mes autoportraits. Je suis toujours à la recherche de nouvelles idées !

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

À plusieurs reprises j’ai pu exposer des photos :
– exposition de photos de rugby au Stanislas Seven à Nancy en 2012 et 2013
– exposition « Nancy Ère Urbaine » avril 2013 à la MJC des 3 maisons avec le collectif « Collimateurs »
– exposition salon international de Riedisheim en avril 2013
– exposition à la Voile Sucrée (à Belfort et à la Jonxion) de janvier à avril 2015

J’exposerai aussi en janvier 2016 au Boucl’art à Nancy.

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Je suis vraiment très contente et impatiente de participer à la première édition du festival. Je pense qu’il a un avenir car nous trouvons peu de manifestions de ce type dans la région (c’est bien dommage). Bravo aux organisateurs !

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

De ces 3 jours d’exposition j’attends surtout de rencontrer et d’échanger avec le public et de leur faire découvrir mon travail. J’ai hâte aussi de rencontrer d’autres photographes, de découvrir leur travail et de partager avec eux. Ces trois journées seront sans aucun doute très enrichissantes !

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Lors de ce festival, je présenterai une série d’autoportraits. Je me suis mise en scène en utilisant différentes techniques et matières pour interpeller la personne qui regarde mes photos. Chaque autoportrait est différent. Le visiteur en fera l’interprétation qu’il veut. Je serai là pour répondre aux questions, car il y en a toujours ! 😉

Interview Pierre-David CHAMBON (Dampierre-les-Bois)

Depuis combien de temps fais-tu de la photographie et comment la pratiques-tu ?

Je pratique la photo depuis une dizaine d’année, j’ai débuté avec un bridge panasonic FZ30 acheté d’occasion sur Internet. J’ai tout appris tout seul sur le web, les réglages, les cadrages… Puis je me suis inscrit sur des forums photos afin de progresser. Au début j’ai eu pas mal de critiques qui faisaient assez mal, mais maintenant je me dis que ces critiques ont été bénéfiques !
Ensuite je me suis passionné pour les insectes car j’ai trouvé ce petit monde de l’herbe infiniment riche en sujets mais aussi extrêmement dur à immortaliser. Mes débuts en macro ont été assez chaotiques mais au fur et à mesure de mes sorties, ma technique a évoluée ainsi que mon matériel. Je suis passé au reflex et au vrai objectif macro et là un autre monde s’est ouvert à moi.
Je suis assez fier de mon parcours, car étant parti de rien, je suis arrivé à me faire une place et un nom dans le monde des photographes macro et mon travail a été publié un bon nombre de fois dans divers magasines tels que National Geographic, 30 millions d’amis… Et je travaille maintenant pour une agence de presse à Paris.

As-tu déjà exposé tes images avant le Festiv’Art Photo ?

Mes images ont déjà été exposées 2 fois au salon de la photo à Arbouans, j’ai eu la chance d’être exposé en Inde et en Corée du sud l’année dernière et à Saint-Petersbourg en Russie cette année ainsi que l’an dernier.
Et j’ai eu l’honneur d’avoir été exposé au salon de la photo à Paris par Canon France, deux de mes photos ont été élues meilleures photos de l’année !

Que ressens-tu au fait de participer à la première édition d’un nouveau festival ?

Je suis super impatient de pouvoir participer à cette première édition car je connais pas mal d’exposants et je sais qu’il va y avoir une ambiance de folie et c’est toujours un vrai bonheur que de pouvoir partager son travail autrement que sur son ordinateur !

En tant qu’exposant, quelles sont tes attentes de ces 3 jours d’expositions ?

Tout d’abord de faire de belles rencontres, autant avec les autres exposants qu’avec les visiteurs, de pouvoir voir de belles images et surtout passer 3 super jours tous ensemble.

Et pour finir, peux-tu brièvement nous présenter la série que tu exposeras ?

Je vais exposer une série d’images sur le thème de la macro, il y aura de la macro standard et des plans très rapprochés faits avec une technique spéciale. (ndr : focus stacking)

PD-Chambon-photo-interview